APOSTAT

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APOSTAT
    C'est encore une question parmi les savants, si l'empereur Julien était en effet apostat, et s'il avait jamais été chrétien véritablement.
¬†¬†¬†¬†Il n'√©tait pas √Ęg√© de six ans lorsque l'empereur Constance, plus barbare encore que Constantin, fit √©gorger son p√®re et son fr√®re, et sept de ses cousins germains. A peine √©chappa-t-il √† ce carnage avec son fr√®re Gallus; mais il fut toujours trait√© tr√®s durement par Constance. Sa vie fut longtemps menac√©e; il vit bient√īt assassiner, par les ordres du tyran, le fr√®re qui lui restait. Les sultans turcs les plus barbares n'ont jamais surpass√©, je l'avoue √† regret, ni les cruaut√©s, ni les fourberies de la famille Constantine. L'√©tude fut la seule consolation de Julien d√®s sa plus tendre jeunesse. Il voyait en secret les plus illustres philosophes, qui √©taient de l'ancienne religion de Rome. Il est bien probable qu'il ne suivit celle de son oncle Constance que pour √©viter l'assassinat. Julien fut oblig√© de cacher son esprit, comme avait fait Brutus sous Tarquin. Il devait √™tre d'autant moins chr√©tien que son oncle l'avait forc√© √† √™tre moine, et √† faire les fonctions de lecteur dans l'√©glise. On est rarement de la religion de son pers√©cuteur, surtout quand il veut dominer sur la conscience.
¬†¬†¬†¬†Une autre probabilit√©, c'est que dans aucun de ses ouvrages il ne dit qu'il ait √©t√© chr√©tien. Il n'en demande jamais pardon aux pontifes de l'ancienne religion. Il leur parle dans ses lettres comme s'il avait toujours √©t√© attach√© au culte du s√©nat. Il n'est pas m√™me av√©r√© qu'il ait pratiqu√© les c√©r√©monies du taurobole, qu'on pouvait regarder comme une esp√®ce d'expiation, ni qu'il e√Ľt voulu laver avec du sang de taureau ce qu'il appelait si malheureusement la tache de son bapt√™me. C'√©tait une d√©votion pa√Įenne qui d'ailleurs ne prouverait pas plus que l'association aux myst√®res de C√©r√®s. En un mot, ni ses amis ni ses ennemis ne rapportent aucun fait, aucun discours qui puisse prouver qu'il ait jamais cru au christianisme, et qu'il ait pass√© de cette croyance sinc√®re √† celle des dieux de l'empire.
    S'il est ainsi, ceux qui ne le traitent point d'apostat paraissent très excusables.
¬†¬†¬†¬†La saine critique s'√©tant perfectionn√©e, tout le monde avoue aujourd'hui que l'empereur Julien √©tait un h√©ros et un sage, un sto√Įcien √©gal √† Marc-Aur√®le. On condamne ses erreurs, on convient de ses vertus. On pense aujourd'hui comme Prudentius son contemporain, auteur de l'hymne Salvete, flores martyrum. Il dit de Julien:
    " Ductor fortissimus armis,
    Conditor et legum celeberrimus; ore manuque
    Consultor patriae: sed non consultor habendae
    Relligionis; amans tercentum millia divum.
    Perfidus ille Deo, quamvis non perfidus orbi. "
    Apotheos., v. 450-454.
    Fameux par ses vertus, par ses lois, par la guerre,
    Il méconnut son Dieu, mais il servit la terre.
¬†¬†¬†¬†Ses d√©tracteurs sont r√©duits √† lui donner des ridicules; mais il avait plus d'esprit que ceux qui le raillent. Un historien lui reproche , d'apr√®s saint Gr√©goire de Nazianze, d'avoir port√© une barbe trop grande. Mais, mon ami, si la nature la lui donna longue, pourquoi voudrais-tu qu'il la port√Ęt courte ? Il branlait la t√™te. Tiens mieux la tienne. Sa d√©marche √©tait pr√©cipit√©e. Souviens-toi que l'abb√© d'Aubignac, pr√©dicateur du roi, siffl√© √† la com√©die, se moque de la d√©marche et de l'air du grand Corneille. Oserais-tu esp√©rer de tourner le mar√©chal de Luxembourg en ridicule, parce qu'il marchait mal, et que sa taille √©tait irr√©guli√®re ? Il marchait tr√®s bien √† l'ennemi. Laissons l'ex-j√©suite Patouillet et l'ex-j√©suite Nonotte, etc., appeler l'empereur Julien l'apostat. Eh, gredins ! son successeur chr√©tien, Jovien, l'appela divus Julianus.
¬†¬†¬†¬†Traitons cet empereur comme il nous a trait√©s lui-m√™me. Il disait en se trompant: " Nous ne devons pas les ha√Įr, mais les plaindre; ils sont d√©j√† assez malheureux d'errer dans la chose la plus importante. "
¬†¬†¬†¬†Ayons pour lui la m√™me compassion, puisque nous sommes s√Ľrs que la v√©rit√© est de notre c√īt√©.
¬†¬†¬†¬†Il rendait exactement justice √† ses sujets, rendons-la donc √† sa m√©moire. Des Alexandrins s'emportent contre un √©v√™que chr√©tien, m√©chant homme, il est vrai, √©lu par une brigue de sc√©l√©rats. C'√©tait le fils d'un ma√ßon, nomm√© George Biordos. Ses moeurs √©taient plus basses que sa naissance: il joignait la perfidie la plus l√Ęche √† la f√©rocit√© la plus brute, et la superstition √† tous les vices; avare, calomniateur, pers√©cuteur, imposteur, sanguinaire, s√©ditieux, d√©test√© de tous les partis; enfin les habitants le tu√®rent √† coups de b√Ęton. Voyez la lettre que l'empereur Julien √©crit aux Alexandrins sur cette √©meute populaire. Voyez comme il leur parle en p√®re et en juge.
    " Quoi ! au lieu de me réserver la connaissance de vos outrages, vous vous êtes laissé emporter à la colère, vous vous êtes livrés aux mêmes excès que vous reprochez à vos ennemis ! George méritait d'être traité ainsi: mais ce n'était pas à vous d'être ses exécuteurs. Vous avez des lois, il fallait demander justice, etc. "
¬†¬†¬†¬†On a os√© fl√©trir Julien de l'inf√Ęme nom d'intol√©rant et de pers√©cuteur, lui qui voulait extirper la pers√©cution et l'intol√©rance. Relisez sa lettre cinquante-deuxi√®me, et respectez sa m√©moire. N'est-il d√©j√† pas assez malheureux de n'avoir pas √©t√© catholique, et de br√Ľler dans l'enfer avec la foule innombrable de ceux qui n'ont pas √©t√© catholiques, sans que nous l'insultions encore jusqu'au point de l'accuser d'intol√©rance ?
DES GLOBES DE FEU
Qu'on a prétendu être sortis de terre pour empêcher la réédification du temple de Jérusalem, sous l'empereur Julien.
¬†¬†¬†¬†Il est tr√®s vraisemblable que lorsque Julien r√©solut de porter la guerre en Perse, il eut besoin d'argent; tr√®s vraisemblable encore que les Juifs lui en donn√®rent pour obtenir la permission de reb√Ętir leur temple d√©truit en partie par Titus, et dont il restait les fondements, une muraille enti√®re et la tour Antonia. Mais est-il si vraisemblable que des globes de feu s'√©lan√ßassent sur les ouvrages et sur les ouvriers, et fissent discontinuer l'entreprise ?
    N'y a-t-il pas une contradiction palpable dans ce que les historiens racontent ?
¬†¬†¬†¬†1¬į Comment se peut-il faire que les Juifs commen√ßassent par d√©truire (comme on le dit) les fondements du temple, qu'ils voulaient et qu'ils devaient reb√Ętir √† la m√™me place ? Le temple devait √™tre n√©cessairement sur la montagne Moria. C'√©tait l√† que Salomon l'avait √©lev√©: c'√©tait l√† qu'H√©rode l'avait reb√Ęti avec beaucoup plus de solidit√© et de magnificence, apr√®s avoir pr√©alablement √©lev√© un beau th√©√Ętre dans J√©rusalem, et un temple √† Auguste dans C√©sar√©e. Les pierres employ√©es √† la fondation de ce temple, agrandi par H√©rode, avaient jusqu'√† vingt-cinq pieds de longueur, au rapport de Jos√®phe. Serait-il possible que les Juifs eussent √©t√© assez insens√©s, du temps de Julien, pour vouloir d√©ranger ces pierres qui √©taient si bien pr√©par√©es √† recevoir le reste de l'√©difice, et sur lesquelles on a vu depuis les mahom√©tans b√Ętir leur mosqu√©e ? Quel homme fut jamais assez fou, assez stupide pour se priver ainsi √† grands frais, et avec une peine extr√™me, du plus grand avantage qu'il p√Ľt rencontrer sous ses yeux et sous ses mains ? Rien n'est plus incroyable.
¬†¬†¬†¬†2¬į Comment des √©ruptions de flammes seraient-elles sorties du sein de ces pierres ? Il se pourrait qu'il f√Ľt arriv√© un tremblement de terre dans le voisinage; ils sont fr√©quents en Syrie: mais que de larges quartiers de pierres aient vomi des tourbillons de feu ! ne faut-il pas placer ce conte parmi tous ceux de l'antiquit√© ?
¬†¬†¬†¬†3¬į Si ce prodige, ou si un tremblement de terre, qui n'est pas un prodige, √©tait effectivement arriv√©, l'empereur Julien n'en aurait-il pas parl√© dans la lettre o√Ļ il dit qu'il a eu intention de reb√Ętir ce temple ? N'aurait-on pas triomph√© de son t√©moignage ? N'est-il pas au contraire infiniment probable qu'il changea d'avis ? Cette lettre ne contient-elle pas ces mots: " Que diront les Juifs de leur temple qui a √©t√© d√©truit trois fois, et qui n'est point encore reb√Ęti ? Ce n'est point un reproche que je leur fais, puisque j'ai voulu moi-m√™me relever ses ruines; je n'en parle que pour montrer l'extravagance de leurs proph√®tes qui trompaient de vieilles femmes imb√©ciles. " " Quid de templo suo dicent, quod, quum tertio sit eversum, nondum ad hodiernam usque diem instauratur ? Haec ego, non ut illis exprobrarem, in medium adduxi, ut pote qui templum illud tanto intervallo a ruinis excitare voluerim; sed ideo commemoravi, ut ostenderem delirasse prophetas istos quibus cum stolidis aniculis negotium erat. "
¬†¬†¬†¬†N'est-il pas √©vident que l'empereur ayant fait attention aux proph√©ties juives, que le temple serait reb√Ęti plus beau que jamais, et que toutes les nations y viendraient adorer, crut devoir r√©voquer la permission de relever cet √©difice ? La probabilit√© historique serait donc, par les propres paroles de l'empereur, qu'ayant malheureusement en horreur les livres juifs, ainsi que les n√ītres, il avait enfin voulu faire mentir les proph√®tes juifs.
¬†¬†¬†¬†L'abb√© de La Bletterie, historien de l'empereur Julien, n'entend pas comment le temple de J√©rusalem fut d√©truit trois fois. Il dit qu'apparemment Julien compte pour une troisi√®me destruction la catastrophe arriv√©e sous son r√®gne. Voil√† une plaisante destruction que des pierres d'un ancien fondement qu'on n'a pu remuer ! Comment cet √©crivain n'a-t-il pas vu que le temple b√Ęti par Salomon, reconstruit par Zorobabel, d√©truit enti√®rement par H√©rode, reb√Ęti par H√©rode m√™me avec tant de magnificence, ruin√© enfin par Titus, fait manifestement trois temples d√©truits ? Le compte est juste. Il n'y a pas l√† de quoi calomnier Julien.
¬†¬†¬†¬†L'abb√© de La Bletterie le calomnie assez en disant qu'il n'avait que " des vertus apparentes, et des vices r√©els. " Mais Julien n'√©tait ni hypocrite, ni avare, ni fourbe, ni menteur, ni ingrat, ni l√Ęche, ni ivrogne, ni d√©bauch√©, ni paresseux, ni vindicatif. Quels √©taient donc ses vices ?
¬†¬†¬†¬†4¬į Voici enfin l'arme redoutable dont on se sert pour persuader que des globes de feu sortirent des pierres. Ammien Marcellin, auteur pa√Įen et non suspect, l'a dit. Je le veux; mais cet Ammien a dit aussi que lorsque l'empereur voulut sacrifier dix boeufs √† ses dieux pour sa premi√®re victoire remport√©e contre les Perses, il en tomba neuf par terre avant d'√™tre pr√©sent√©s √† l'autel. Il raconte cent pr√©dictions, cent prodiges. Faudra-t-il l'en croire ? faudra-t-il croire tous les miracles ridicules que Tite-Live rapporte ?
    Et qui vous a dit qu'on n'a point falsifié le texte d'Ammien Marcellin ? serait-ce la première fois qu'on aurait usé de cette supercherie ?
    Je m'étonne que vous n'ayez pas fait mention des petites croix de feu que tous les ouvriers aperçurent sur leurs corps quand ils allèrent se coucher. Ce trait aurait figuré parfaitement avec vos globes.
¬†¬†¬†¬†Le fait est que le temple des Juifs ne fut point reb√Ęti, et ne le sera point √† ce qu'on pr√©sume. Tenons-nous-en l√†, et ne cherchons point des prodiges inutiles. Globi flammarum, des globes de feu ne sortent ni de la pierre ni de la terre. Ammien et ceux qui l'ont cit√© n'√©taient pas physiciens. Que l'abb√© de La Bletterie regarde seulement le feu de la Saint-Jean, il verra que la flamme monte toujours en pointe, ou en onde, et qu'elle ne se forme jamais en globe: cela seul suffit pour d√©truire la sottise dont il se rend le d√©fenseur avec une critique peu judicieuse, et une hauteur r√©voltante.
    Au reste la chose importe fort peu. Il n'y a rien là qui intéresse la foi et les moeurs: et nous ne cherchons ici que la vérité historique.

Dictionnaire philosophique de Voltaire. 2014.

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  • apostat ‚ÄĒ apostat, ate [ ap…Ēsta, at ] adj. et n. ‚ÄĘ 1265; lat. eccl√©s. d o. gr. apostata ‚ô¶ Qui a apostasi√©. Julien l Apostat. Par ext. Moine apostat. ‚ôĘ Fig. Qui renonce √† une opinion, √† une cause. ‚áí d√©serteur, ren√©gat. Un apostat du communisme. ‚óŹ apostat… ‚Ķ   Encyclop√©die Universelle

  • apostat ‚ÄĒ APOST√ĀT, ńā, apostaŇ£i, te, s.m. Ňüi f., adj. (PersoanńÉ) care a sńÉv√ĘrŇüit o apostazie (1); p. ext. rńÉzvrńÉtit, rebel. ‚Äď Din fr. apostat, lat. apostata. Trimis de mihvar, 13.09.2007. Sursa: DEX 98 ÔĽŅ APOST√ĀT adj., s ‚Ķ   Dic»õionar Rom√Ęn

  • apostat ‚ÄĒ APOSTAT. adj. Qui a quitt√© la vraie Religion. Chr√©tien apostat. [b]f‚ôõ/b] Il se dit aussi d Un Religieux qui renonce √† ses voeux et √† son habit. Moine apostat. [b]f‚ôõ/b] Il s emploie aussi substantivement, en parlant d Un homme qui a renonc√© √† la… ‚Ķ   Dictionnaire de l'Acad√©mie Fran√ßaise 1798

  • apostat ‚ÄĒ APOSTAT. s. m. Celuy qui a quitt√© la vraye Religion. Julien l Apostat. Il se dit aussi d un Moine qui renonce √† ses voeux & √† son habit. C est un apostat, un Moine apostat ‚Ķ   Dictionnaire de l'Acad√©mie fran√ßaise

  • apostat ‚ÄĒ Apostat, Apostata, Desertor, Transfuga, C est proprement un gendarme qui laisse son rang, faussant la foy promise √† son capitaine, Qui abscedit ab eo quod tuendum suscepit, On dit un Moine apostat qui abbandonne et jette le froc ‚Ķ   Thresor de la langue fran√ßoyse

  • ApostńĀt ‚ÄĒ ApostńĀt, s. Apostasie ‚Ķ   Meyers Gro√ües Konversations-Lexikon

  • Apostat ‚ÄĒ Apostat, ein Abtr√ľnniger, vorzugsweise ein solcher, der von dem Christenthume wieder abf√§llt; daher Apostasieim theologischen Sinne, der Abfall vom christlichen Glauben. ‚Äďt‚Äď ‚Ä¶   Damen Conversations Lexikon

  • ap√≤stńĀt ‚ÄĒ (ap√≤stata) m ‚Ć©G apost√°ta‚Ć™ 1. {{001f}}pov. a. {{001f}}ŇĹidov koji je napustio Ňĺidovsku religiju b. {{001f}}krŇ°ńáanin koji se odvojio od svoje religije 2. {{001f}}krŇ°ńá. redovnik ili sveńáenik koji je napustio svoj red, svoje zvanje; svrzimantija 3.… ‚Ķ   Veliki rjeńćnik hrvatskoga jezika

  • apostat ‚ÄĒ ap√≤stńĀt (ap√≤stata) m <G apost√°ta> DEFINICIJA 1. pov. a. ŇĹidov koji je napustio Ňĺidovsku religiju b. krŇ°ńáanin koji se odvojio od svoje religije 2. krŇ°ńá. redovnik ili sveńáenik koji je napustio svoj red, svoje zvanje; svrzimantija 3. opńáenito ‚Ķ   Hrvatski jezińćni portal

  • apostat ‚ÄĒ (a po sta ; le t ne se lie pas ; au plur. l s se lie : des apostats effront√©s, dites : des a posta z effront√©s ; en po√©sie, des apostats rime avec bras) 1¬į¬†¬†¬†Adj. m. Qui a apostasi√©, c est √† dire abandonn√© sa religion, reni√© ses voeux monastiques ‚Ķ   Dictionnaire de la Langue Fran√ßaise d'√Čmile Littr√©

  • APOSTAT ‚ÄĒ adj. m. Qui a quitt√© sa religion pour une autre. Il se dit surtout D un chr√©tien qui renonce √† la foi. Chr√©tien apostat. ¬† Il se dit aussi D un religieux qui renonce √† ses voeux et √† son habit. Moine apostat. ¬† Il se dit quelquefois… ‚Ķ   Dictionnaire de l'Academie Francaise, 7eme edition (1835)


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